Narration vidéo avec smartphones Android

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Photo d’un clap.

Nous savons que la narration est une forme de communication importante. Pour autant, il peut s’avérer difficile de raconter une histoire. Comment relater au mieux l’histoire que vous voulez raconter de sorte à toucher le plus grand nombre de personnes et de la plus intéressante des manières ? Si la réponse « par la vidéo » vous a traversé l’esprit, sachez que vous lisez dans nos pensées. 

Cependant, si vous êtes dans la même situation que nous, vous avez beau penser que la vidéo est le meilleur moyen de raconter votre histoire, vous ne savez pas vraiment comment vous y prendre en la matière et vous disposez d’un budget limité. 

Homme souriant devant un bananier et regardant sa tablette.

Nous avons créé ce guide pour vous aider à compiler la meilleure vidéo qui soit à l’aide des ressources qui sont à votre disposition. Non seulement vous apprendrez les meilleures techniques de tournage, mais vous découvrirez également comment concevoir une narration, planifier vos scènes, monter votre vidéo, etc. 

La narration vidéo peut être utilisée pour attirer des investisseurs, sensibiliser le public, développer votre communauté et bien plus encore.  Quelle que soit la finalité de votre histoire, les outils pour la créer et la méthode de création resteront les mêmes. 

Pré-production (planification et organisation)​

Étape 1 : Constituez votre casting

Lorsque vous choisissez les personnes qui joueront dans votre film, vous devez identifier qui est la plus passionnée par votre sujet et qui a l’histoire la plus convaincante à raconter. Vous devez également tenir compte de la façon dont elles se comportent devant la caméra. Les personnes qui ont des visages expressifs, qui sont passionnées quand elles parlent, qui sont authentiques et qui articulent auront plus d’impact sur votre public que les personnes plus timides et stoïques. En outre, vous devez choisir des personnes de confiance. Viendront-elles aux tournages prévus, diront-elles la vérité lorsque vous les interviewerez ? Travailler avec des personnes peu fiables ajoute du stress supplémentaire à votre projet et peut également vous mettre en retard. Une fois que vous avez choisi les personnes que vous voulez dans votre film, vous devez déterminer la manière dont elles apparaîtront à l’écran. Allez-vous les interviewer ? Allez-vous les suivre pendant leurs activités du quotidien ? Combien de fois devrez-vous interagir avec elles ? Toute cette logistique affectera la façon dont vous planifierez vos tournages, ainsi que l’éventuelle rémunération des personnes apparaissant dans votre film.

Enfin, veillez à ce que toutes les personnes qui apparaissent dans votre film signent un formulaire de consentement dans lequel elles acceptent d’être filmées et acceptent que vous distribuiez le film. Il est important de recueillir un consentement écrit pour éviter toute éventuelle confusion par la suite.

Une fois que vous avez choisi les personnes qui apparaîtront dans votre film, la manière dont elles y apparaîtront et si elles seront rémunérées, et après avoir recueilli leur contentement écrit, la partie amusante peut commencer : concrétiser votre vision !

Étape 2 : Définissez votre objectif

Lorsque vous déterminez l’intrigue de votre film, vous devez également déterminer son objectif. Quelle est votre phrase thématique ? Autrement dit, quel message essayez-vous de faire passer ? Gardez à l’esprit que, dans les documentaires, vous n’écrivez pas un scénario classique. Il est donc important que vous soyez très clair sur l’objectif de votre film et le message que vous voulez faire passer. En outre, vous devrez savoir exactement quels aspects de votre sujet méritent d’être explorés et quels éléments de ce sujet intéresseront et captiveront le plus le public. Ainsi, vous obtiendrez plus facilement les séquences dont vous avez besoin pour raconter une histoire cohérente et significative, susceptible d’engager et de motiver le public. En ce qui concerne les séquences, déterminez à l’avance si vous avez la possibilité d’utiliser des prises ou des images existantes ou si vous devez tourner un tout nouveau film.

Étape 3 : Esquissez votre histoire

La structure de votre histoire vous aidera à conceptualiser ce que vous voulez raconter en utilisant les personnages principaux et les éléments clés auxquels vous avez pensé (la problématique à la base de votre film, l’objectif de votre film et le but du personnage principal). Ainsi, vous déciderez plus facilement des séquences que vous voulez tourner, de qui vous voulez interviewer en dehors de votre protagoniste et de vos personnages, et des questions que vous prévoyez de poser. Ne vous attardez pas trop sur les détails lorsque vous réfléchissez à la structure ; laissez-vous guider. Vous ne connaîtrez pas la véritable histoire avant la fin du tournage. Il est tout à fait acceptable, parfois même mieux, que l’histoire finale soit différente de celle que vous avez planifiée. Mais avant de franchir le pas, vous devez tenir compte d’un certain nombre d’éléments lorsque vous créez la structure de l’histoire de votre film.

  1. La mise en situation : définissez le protagoniste de votre film et son univers. Vous devez définir le profil de votre protagoniste et le problème auquel il est confronté.
  2. Le parcours : une fois que vous avez présenté au public le personnage principal et sa détresse, attaquez-vous au « parcours ». Il s’agit de la quête du protagoniste pour atteindre l’objectif et résoudre le problème que vous avez introduits dans la mise en situation. Il s’agira du fil rouge de votre film. Montrez au public ce que le protagoniste a déjà accompli. À quoi est-il confronté ? Pourquoi s’agit-il d’une difficulté complexe à surmonter ? Pourquoi doit-elle être surmontée ? Vous devez souligner les enjeux et détailler ce qui se passera si le protagoniste n’atteint pas son objectif. Plus les enjeux sont élevés, plus votre histoire sera convaincante du point de vue du public.
  3. Le point culminant et la conclusion : le point culminant doit arriver au milieu de votre film et, idéalement, présenter une scène où les enjeux sont plus élevés, avec un risque majeur que le protagoniste échoue. Il peut s’agir d’un sérieux contretemps dans la concrétisation de l’objectif. Le reste du film sera alors axé sur la manière dont le protagoniste fait face à ce contretemps et à ses conséquences. Le protagoniste finit-il par atteindre son objectif ? Quelle influence la concrétisation de son objectif a-t-elle eue sur lui/son univers ? S’il n’a pas atteint son objectif, qu’en est-il de la situation actuelle ? Vous devez faire en sorte que le public comprenne la magnitude du problème et la gravité des conséquences qui découleraient de sa non-résolution, mais vous ne devez pas l’amener à penser que cette situation est irrémédiable ou qu’il s’agit d’une cause perdue, en particulier si le protagoniste n’atteint pas son objectif à la fin de votre film. L’espoir et la sensation que les actions d’un individu peuvent faire la différence constituent de puissantes sources de motivation pour un public. Que l’objectif soit atteint ou non, il y a d’autres éléments que vous avez tout intérêt à inclure dans votre conclusion : ce que le protagoniste a appris lorsqu’il cherchait à atteindre cet objectif ; la manière dont les choses se sont améliorées depuis le début du parcours visant à résoudre le problème ; ce qu’il reste à accomplir et comment les parties intéressées peuvent en apprendre davantage, s’impliquer ou soutenir le travail.

Notez que vous n’avez pas réellement besoin de suivre votre protagoniste durant son parcours. Votre film peut se concentrer sur un problème que le personnage principal a déjà essayé de résoudre. Si c’est le cas, vous vous appuierez probablement sur des archives de séquences et d’interviews plutôt que sur des séquences et des interviews en temps réel.

Étape 4 : Définissez la portée de vos scènes

Comme mentionné précédemment, les films documentaires ne sont pas associés à un scénario classique. Cependant, vous devez quand même avoir une idée de la manière dont vous voulez que l’histoire soit organisée et relatée. Pour ce faire, il existe un moyen facile : créer un scénario à deux colonnes.

Un scénario à deux colonnes est une représentation visuelle en deux colonnes de ce qui va se passer dans le film. La colonne de gauche décrit les images que le spectateur verra dans chaque plan/scène, tandis que la colonne de droite décrit l’audio qui accompagnera la vidéo dans chaque plan/scène. Tout comme la structure de l’histoire, ce support vise seulement à vous guider et n’a pas besoin d’être détaillé plan par plan. Il peut varier à mesure que vous filmez en fonction de la direction que prend l’histoire et des séquences que vous tournez.

*insérez un exemple de scénario à deux colonnes*

Si vous réalisez un film à plus gros budget, avec des scènes complexes et des besoins plus exigeants en matière de post-production, alors vous devrez peut-être créer quelque chose de plus complexe qu’un simple scénario à deux colonnes : un plan de tournage.

À la place d’avoir deux colonnes, le plan de tournage consiste à préparer un tableau. Le tableau se compose de plusieurs colonnes avec les intitulés suivants :

  • Scène
  • Configuration
  • Plan
  • Description
  • Équipement
  • Mouvement
  • Angle
  • Échelle de plan
  • Audio
  • Focale
  • Durée estimée
  • Caméra
  • Casting
  • Meilleure prise
  • Timecode
  • Remarques

Dans chaque colonne, vous noterez les éléments suivants :

  • Scène : indiquez le numéro de la scène.
  • Configuration : ajoutez une nouvelle configuration à chaque fois que vous repositionnez la caméra ou que vous modifiez l’éclairage. Vous pouvez utiliser ces configurations ultérieurement pour regrouper des configurations similaires et simplifier ainsi le tournage.
  • Plan :augmentez le numéro du plan d’une unité à chaque fois que vous en commencez un nouveau. Selon vos préférences, il se peut que vous vouliez réinitialiser le numéro du plan à chaque nouvelle configuration.
  • Description : utilisez cette colonne pour expliquer brièvement où vous en êtes dans la structure de l’histoire. Vous devez indiquer le point central de la scène, qu’il s’agisse d’un acteur, d’un groupe d’acteurs, d’un accessoire ou d’un décor. Vous devez ensuite décrire chaque action, chaque accessoire utilisé et ce que la caméra doit filmer exactement. Cette description permet au réalisateur de savoir tout ce qui se passe dans le plan et de vérifier que tout le monde est sur la même longueur d’onde.
  • Équipement : utilisez cette colonne pour répertorier les équipements qui supporteront la caméra. Indiquez si vous comptez utiliser un trépied, un Steadicam, un wagon, etc.
  • Mouvement : utilisez cette colonne pour expliquer ce que fait votre caméra lorsqu’elle n’est pas statique, c’est-à-dire lorsqu’elle se déplace. Par exemple : statique, panoramique, inclinaison, etc.
  • Angle : utilisez cette colonne pour décrire l’angle de la caméra par rapport au sujet de la scène. Si votre caméra est plus basse que votre sujet, il s’agit d’une contre-plongée. Si votre caméra est plus haute que votre sujet, il s’agit d’une plongée. Vous pouvez également inclure d’autres termes qui facilitent l’explication de l’angle, par exemple : « au niveau des yeux ».
  • Échelle de plan : décrivez la proportion de votre sujet dans le cadre. Varier les échelles de plan et les faire apparaître dans différents ordres permet de créer des effets radicalement différents et un certain intérêt visuel pour le spectateur. Une scène peut commencer par un plan d’ensemble pour planter le décor, puis passer à un plan moyen de votre sujet et se terminer par un gros plan de l’action. Les échelles de plan sont souvent abrégées. Par exemple : plan d’ensemble (PE), plan large (PL), plan moyen (PM), gros plan (GP), etc.
  • Audio : utilisez cette colonne pour expliquer comment vous prenez le son,  par exemple si vous utilisez un micro externe, si vous prévoyez une voix off, etc.
  • Focale : utilisez cette colonne pour préciser votre focale. Par exemple : 24 mm, 50 mm, 200 mm, etc. Notez que lorsque vous filmez avec un smartphone, vous devez seulement inclure cette colonne si vous utilisez votre smartphone avec un objectif externe.
  • Durée estimée : utilisez cette colonne pour estimer le temps que prendra la préparation de chaque plan (en dehors du tournage). Cela vous aidera à établir votre programme et vos horaires pour chaque journée. De plus, cela vous permettra de mettre en évidence les plans les plus chronophages dans le cas où vous devez les couper ou les modifier le jour même.
  • Caméra : utilisez cette colonne pour rappeler la caméra/l’appareil que vous employez (si vous en employez plusieurs).
  • Casting : utilisez cette colonne pour noter les personnages qui figurent dans le plan.
  • Meilleure prise : l’utilisation de cette colonne et de la colonne Timecode suivante peut faciliter le montage. Dans cette colonne, indiquez si vous disposez d’une superbe prise pour une scène, ainsi que le moment de cette prise. Si vous n’avez pas de timecode, remplacez simplement l’intitulé de la colonne « Timecode » par « Extrait ».
  • Timecode : dans cette colonne, indiquez le timecode de la superbe prise. Si vous n’avez pas de timecode, remplacez l’intitulé par « Extrait » et indiquez dans quel extrait la prise a eu lieu.

*insérez un exemple de plan de tournage*

Production (équipement et tournage)

Le tournage est probablement l’étape la plus importante du processus de création vidéo. Si les images que vous capturez sont de mauvaise qualité, aucune post-production ne pourra les réparer. Bien qu’il existe des outils susceptibles d’améliorer les vidéos décevantes, rien ne remplace un tournage réussi pour obtenir des séquences de qualité professionnelle.  Dans cette section, nous allons passer en revue les conseils, les astuces et les outils qui vous permettront de filmer des vidéos de la meilleure qualité possible avec votre appareil.

Étape 1 : Choisissez votre équipement

Tous les smartphones Android ne sont pas fabriqués de la même façon et la qualité du vôtre aura un impact majeur sur la qualité de la vidéo que vous filmerez. D’une manière générale, plus la qualité du smartphone que vous utilisez est élevée, plus la focale et la caméra sont satisfaisantes. Cela se répercute généralement sur le prix, mais il existe tout de même des modèles de bonne facture dans les gammes de prix inférieures.

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Post-production (montage et distribution)

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